Maquettes Ferrari 1/18ème



COLLECTION RAISONNÉE
 page2 : 1970 à 1990


La collection que je présente ici n'a pas pour ambition de présenter toutes les Ferrari ayant participé aux championnats du monde entre 1950 et 1990...pas toujours championnat de Formule 1, d'ailleurs, puisqu'en 1952 et 1953 ce sont des formules 2 qui ont disputé le titre mondial. Le choix des modèles découle d'une par des préférences subjectives du collectionneur - lien entre les voitures et leur palmarès, mais aussi avec des pilotes de légende, beauté du dessin des ingénieurs - mais aussi par la disponibilité entre 2018 et 2020 qui est la période où la collection a pris forme. Certains modèles ont été commercialisés dans le passé et sont épuisés, il faut attendre une réédition par un autre fournisseur, ou accepter de payer des montants très élevés à certains spéculateurs sur les sites d'enchère et vente en ligne. Mais il arrive qu'après avoir renoncé en jugeant le prix demandé trop élevé, aucun exemplaire du modèle ne soit proposé à nouveau... .Une collection raisonnée peut être une collection raisonnable si on se fixe un budget à ne pas dépasser. Pour la vingtaine de modèles présentés dans ces pages, la majorité sont des maquettes résine sans ouvrant Technomodel ou GP Replicas que l'on trouve chez les détaillants français pour moins de 220 € l'unité. Très belle opportunité pour être cohérent dans les choix 1981-1990, tous les modèles manquants ont été annoncés par GP Replicas pour l'été 2020, leurs photos compléteront donc ces pages en temps utile !   Les très convoitées CMC et Exoto, modèles en métal dont les moteurs très détaillés font tout le charme, ont des prix très élastiques et il arrive que des vendeurs du Royaume Uni ou des Etats Unis les proposent dans la tranche 700 à 1000 €, voire nettement plus pour certains. Or pour les cinq achats de cette catégorie présentés dans ces pages, trois furent trouvés sur Ebay 300 € ou un peu moins, et deux un peu moins de 400 €. Au total ma collection raisonnée comporte une vingtaine de F1 Ferrari présentées en deux volets.   JMS


Pour me contacter : jean-marie.sepulchre@orange.fr


Ferrari 312 B 1970-1971 : Le renouveau

Le moteur V12 à 60° des 312 F1 1966-1969 était remplacé par une toute nouvelle création de Mauro Forghieri, un 12 cylindres à plat reprenant 5 ans après le schéma inauguré avec la 1512 F1 de 1964-1965. Cette architecture qui n'avait remporté aucun succès en F1 avait pourtant été très efficace en 2 litres de cylindrée dans une barquette ayant remporté le championnat d'Europe de la montagne, son adaptation à la cylindrée de 3 litres eut lieu en 1969 mais aux essais essais du GP de Monza le moteur serrait et Chris Amon décidait de quitter la Scuderia après tant d'années d'insuccès...le vrai début du nouveau modèle 312 B eut lieu en 1970 avec une toute nouvelle équipe de pilotes, Jacky Ickx de retour était épaulé par le bouillant pilote suisse Clay Regazzoni.  Le châssis restait un semi monocoque en aluminium riveté sur une armature de base en tubes, mais le moteur était désormais porteur et suspendu sous l'arrière de la coque. Après quelques soucis de mise au point, la 312 B renoua avec la victoire à partir de l'été avec trois victoires pour Ickx et un triomphe à Monza pour Regazzoni, mais c'était trop tard pour le titre qui fut attribué tristement à titre posthume à Jochen Rindt qui s'était hélas tué en course. En 1971 Ferrari développa un modèle 312 B2 dont la suspension arrière avait été modifiée mais la voiture fut moins efficace que la 312 B qui continua à être utilisée pendant plusieurs courses, son unique victoire fut acquise par Mario Andretti au GP d'Afrique du Sud. La 312 B2 n'obtint que deux victoires au GP des Pays Bas 1971 et au GP d'Allemagne 1972, dans les deux cas avec Jacky Ickx.




FICHE TECHNIQUE : (modèle 1970-1971)

Moteur :  atmosphérique       Type : 12 cylindres en V à 180°     Alésage/course : 78,5 mm x 51,5 mm      Cylindrée :  2991 cm3   
Puissance : 460 ch à 12000 tm    
Boîte de vitesse : 5 rapports
Longueur : 402 cm Largeur : 174 cm Empattement : 238 cm   Voies AV/AR : 153 cm/155 cm  Poids à sec : 551 kg  Poids/puissance : 1,20 kg/ch





La maquette présentée ci-dessous est une Exoto en métal, sans doute un peu moins détaillée que des productions ultérieures de la marque, mais qui tient quand même une cote assez élevée, les derniers exemplaires disponibles sur le site officiel sont vendus 1980 $ (!) mais on peut la trouver sur Ebay entre 300 et 400 € ce qui est nettement plus accessible. Mon modèle est la reproduction de la 312 B qu'Andretti a mené à la victoire au GP d'Afrique du Sud 1971 mais les versions pilotées en 1970 par Ickx et Regazzoni se trouvent aussi. Ma préférence irait à la version sans pilote représentant la voiture du GP du Mexique 1970, on voit mieux l'intérieur, mais elle n'était pas proposée pour un prix raisonnable au moment où j'ai fait l'acquisition de la voiture d'Andretti à un tarif correct. Pour un budget situé entre 200 et 250 € plusieurs versions des 312 B et B2 sont aussi disponibles en modèles résine dans les marques GP Replicas, Looksmart, et Tecnomodel.








Modèle Exoto 1/18ème














Ferrari 312 B3 1974 : Gestation douloureuse mais réussite finale

Les difficultés d'évolution de la 312 B2 de 1971 allait amener l'ingénieur Forghieri à étudier au cours de l'été 1972 un tout nouveau concept 312 B3 qui alliait un empattement court et une carrosserie très large, qui accueillait les radiateurs qui pour la première fois sur une Ferrari quittaient le museau de la voiture pour les flancs, ils étaient alimentés par de larges prises d'air sur un vaste bouclier avant. Le comportement routier ne donnait hélas guère satisfaction, et la voiture fut l'objet de quolibets, surnommée "spazzaneve" (chasse neige) par la presse italienne voire pelle à tarte en France. Le concept fut rapidement abandonné au profit d'une construction anguleuse à radiateur avant dotée -sacrilège !- d'une coque en aluminium construite en Angleterre. Mais la saison 1973 de cette "hybride" fut très mauvaise, en fin d'année Forghieri reprit le concept d'une voiture large dotée d'un aileron avant plus discret, Jacky Ickx ne fut pas enthousiaste et quitta Ferrari d'autant que la marque abandonnait l'endurance, discipline qui avait donné maints succès en 1972 et 1973 au pilote belge au volant de la 312PB dotée du même moteur que celui de la Formule 1. Un nouveau duo était constitué avec Regazzoni qu'épaulait le pilote autrichien Niki Lauda à l'époque peu pourvu en palmarès. La nouvelle 312B3 de la saison 1974 était beaucoup mieux profilée que l'essai de fin 1973, et elle se révéla rapidement performante, alignant trois victoires et de nombreuses places d'honneur, ce qui permit à Regazzoni de pointer à la deuxième place du championnat. Ferrari obtenait le même classement au championnat des constructeurs.


      



FICHE TECHNIQUE : (modèle 1974)
Moteur :  atmosphérique       Type : 12 cylindres en V à 180°     Alésage/course : 80 mm x 49,6 mm      Cylindrée :  2991,80 cm3   
Puissance : 490 ch à 12500 tm    
Boîte de vitesse : 5 rapports
Longueur : 434 cm Largeur : 206 cm Empattement : 250 cm    Voies AV/AR : 163 cm/160 cm  Poids à sec : 578 kg    Poids/puissance : 1,18 kg/ch




Des reproductions de la 312 B3 1974 sont disponibles dans une fourchette de prix allant de 200 à 250 € chez GP Replica, Looksmart et Tecnomodel, toutes sont en résine sans capot amovible. Ma maquette Tecnomodel reproduit la voiture de la première victoire de Niki Lauda au GP d'Espagne 1974 mais elle est perfectible au niveau des détails, ainsi les sorties d'air des radiateurs latéraux ne sont que suggérées de façon grossière alors qu'elles devraient être creusées et peintes en noir.







Modèle Tecnomodel 1/18ème

















Ferrari 312T 1975 et 312 T2 1977 : Niki Lauda et les Ferrari miraculeuses

Si la 312 B3 de 1974 marquait une net redressement de la Scuderia Ferrari, la 312 T de 1975 fut tout bonnement une voiture triomphale, offrant à Ferrari le titre pilote - le premier pour Niki Lauda -  et le titre constructeur. Construite comme la B3 avec une structure semi-monocoque en aluminium renforcée par des tubes internes, elle innovait en étant plus compactes, notamment au niveau du bloc moteur car la boîte de vitesses était désormais transversale...d'où son nom T. Si la 312 B3 de 1974 était une réussite, le 312 T de 1975 fut un triomphe. Ferrari remporta six des quatorze grands prix de l'année, cinq pour Lauda mais le plus populaire de tous...celui de Monza, pour Regazzoni ! D'où le premier titre du champion autrichien et le classement constructeur pour la marque. La 312 T continua sa carrière au début de 1976 puis les prises d'air au dessus de l'arceau de sécurité sont interdites et la voiture devient 312 T2 en étant un peu plus large et plus longue de quelques centimètres, et ses larges prises d'air devant le cockpit deviennent plus étroites dans la version de 1977. La saison 1976 est dramatique pour Niki Lauda qui malgré cinq nouvelles victoires alignées au début de l'année est gravement accidenté au GP d'Allemagne sous la pluie, et au cours de la dernière course abandonne sous l'averse laissant le titre à son rival James Hunt pour un point. Le film "Rush" traduit très bien ce combat dramatique. De son côté  Regazonni a gagné le GP des Etats Unis,  Ferrari remporte le titre constructeur. En 1977 Regazzoni est remplacé par Carlos Reutemann que l'équipe semble considérer comme premier pilote, Lauda semblant diminué par son accident. Mais le champion se rebiffe et remporte le titre avec trois victoires contre une au soi-disant nouveau leader, dès le championnat acquis il quitte l'écurie avec fracas avant la fin de la saison. La marque remporte un nouveau titre constructeur. Dernière évolution de l'architecture d'origine, la 312 T3 de 1978 reprend les grandes lignes techniques de la T2 avec un moteur plus puissant et une carrosserie plus anguleuse, Reutemann a été rejoint par le jeune québécois Gille Villeneuve qui remportera son premier grand prix à Montréal, sa patrie, tandis que Reutemann engrange quatre succès, insuffisant pour le titre pilotes et même pour le titre constructeur. Mais en quatre saisons le concept 312T et ses évolutions ont quand même rapporté  vingt victoires à la Scuderia.     








FICHE TECHNIQUE : (modèle 312 T 1975) 

Moteur : atmosphérique       Type : 12 cylindres en V à 180°     Alésage/course : 80 mm x 49,6 mm      Cylindrée :  2992 cm3   
Puissance : 495 ch à 12200 tm    
Boîte de vitesse : 5 rapports
Longueur : 414 cm  Largeur : 203 cm Empattement : 252 cm   Voies AV/AR : 151 cm/153 cm  Poids à sec : 575 kg  Poids/puissance : 1,16 kg/ch




FICHE TECHNIQUE : (modèle 312 T2 1977) 

Moteur : atmosphérique       Type : 12 cylindres en V à 180°     Alésage/course : 80 mm x 49,6 mm      Cylindrée :  2992 cm3   
Puissance : 500 ch à 12200 tm    
Boîte de vitesse : 5 rapports
Longueur : 431 cm  Largeur : 193 cm Empattement : 256 cm  Voies AV/AR : 140 cm/143 cm   Poids à sec : 575 kg  Poids/puissance : 1,15 kg/ch






Comme c'est très souvent le cas, c'est le modèle 312 T Exoto (que l'on peut trouver sur Ebay entre 500 et plus de 1000 €, et à...1980 $ chez le constructeur) qui est le plus désirable avec une mécanique très détaillée, dans la même marque existe aussi la 312 T2 version 1976. Pauls Art Model / Minichamp a aussi réalisé un modèle démontable de la 312 T, mais la finesse du moteur est très nettement inférieure à celle de l'Exoto. Je n'ai pas recherché cette dernière, ayant déjà réalisé un diorama avec deux maquettes Tamiya 1/12 pour présenter les voitures de Lauda et de Regazzoni. Récemment GP Replicas a diffusé non seulement la 312 T qui figure ci-dessous, mais aussi les versions 1976 et 1977 de la T2, ces modèles en résine sans ouvrants sont très fins et fidèles aux lignes des voitures d'origine et commercialisés autour de 200 € chacune. Mattel a présenté une Hotweels Elite de la 312 T2 de 1976 et il semble que seul Looksmart ait commercialisé dans la même gamme de prix une 312 T3 mais elle semple épuisée partout et introuvable !



Comme c'est le cas pour beaucoup d'autres modèles, les maquettes 1/18 les plus détaillées sont l'oeuvre d'Exoto.




312 T2 1978 Looksmart...pas d'offre sur Ebay en ce moment










312 T Modèle GP Replicas 1/18ème























312 T Modèle GP Replicas 1/18ème















Ferrari 312 T 4 1979 : Carton plein pour la wing car

En 1978 malgré une saison honorable Ferrari a été battu par son ancien pilote Mario Andretti qui a rejoint Lotus, écurie légendaire elle aussi dont le patron Colin Chapman a introduit en 1977 une innovation qui marquera les cinq saison suivantes, le concept de "wing car", ou voiture aile qui renferme dans ses pontons larges un profil inversé d'aile d'avion, l'air s'engouffrant sous la voiture la plaque au sol pour une tenue de route très améliorée en virage, et afin que l'air reste guidé dans ce tunnel aérodymique, des jupes coulissantes sont installées dans les flancs et descendent au niveau de la piste. Ferrari reprend l'idée sur la 312 T 4 et les résultats sont éblouissants : Jody Scheckter, bouillant pilote Sud Africain, remplace Carlos Reutemann et remporte le titre mondial, devant Gilles Villeneuve soit un beau doublé, avec au total Si la 312 B3 de 1974 marquait une net redressement de la Scuderia Ferrari, la 312 T de 1975 fut tout bonnement une voiture triomphale, offrant à Ferrari le titre pilote - avec trois victoires pour chacun des pilotes - et le titre constructeur. En 1980 en revanche la voiture évolue peu et le modèle T 5 dont la carrosserie est un peu modifiée ne réalise aucune bonne performance, contrairement au concept T dont les variantes furent glorieuses, le concept wing car T 4 ne brilla qu'une seule saison.






FICHE TECHNIQUE : (modèle 312 T4 1979)
Moteur :  atmosphérique       Type : 12 cylindres en V à 180°     Alésage/course : 80 mm x 49,6 mm      Cylindrée :  2992 cm3   
Puissance : 515 ch à 12300 tm    
Boîte de vitesse : 5 rapports
Longueur : 446 cm  Largeur : 212 cm Empattement : 270 cm    Voies AV/AR : 170 cm/160 cm  Poids à sec : 590 kg  Poids/puissance : 1,15 kg/ch





La reproduction de la 312 T4 par Exoto est fidèle à la réputation de la marque.



Comme on peut le supposer, c'est Exoto qui a produit la version la plus aboutie au 1/18 de la Ferrari 312 T4 avec une reproduction hors du commun de la mécanique. Comme pour la 312 T ce modèle n'a pas fait l'objet de mes priorités car je possède déjà un diorama 1/12 avec deux exemplaires de la maquette Tamiya afin de représenter les deux voitures de l'écurie pour la saison 1979. En revanche dans la tranche 200 € le modèle récent GP Replicas est tout à fait intéressant pour le collectionneur, à noter la bonne reproduction des pneus Michelin "à petits trous" utilisés par Ferrari au cours de la saison 1979. Malgré son palmarès nul, la 312 T5 est aussi proposée par GP Replicas, prenant le relais d'un modèle Looksmart introuvable. 





312 T4 Modèle GP Replicas 1/18ème















Ferrari 126 CK 1981 : Faites souffler le turbo !

Depuis 1950 et le peu de succès de la 125 F1 (voir page 1) la doctrine du Commendatore Enzo Ferrari était bien établie, priorité au moteur atmosphérique ! Et le 12 cylindres à plat inauguré en 1970 avait quand même été largement mis à l'épreuve dans une décennie marquée par de nombreux succès, dont trois titres mondiaux pilotes et quatre constructeur. Mais alors qu'aucun constructeur n'avait utilisé de moteur suralimenté en F1 depuis 1951 Renault, entreprise très éloignée du sport du plus haut niveau à l'époque et dont les succès en grands prix remontaient aux premières années du XXème siècle se lançait dans l'arêne en 1977 avec une monoplace animée par un V6 utilisant la suralimentation par turbo compresseur, les gaz d'échappement actionnant une turbine qui augmentait la compression de l'air d'admission. Saluée par de nombreux quolibets, la F1 Renault obtenait cependant sa première victoire au GP de France 1979, puis remportait trois victoires en 1980. Pour la saison 1981, Ferrari franchissait le pas de la turbo-compression, alignant la 126 CK pour Gilles Villeneuve et Didier Pironi. Le moteur V6 jouait à "20 après"...car l'architecture à 120° du V6 Dino de 1961 était reprise pour ce nouveau moteur.
Pourquoi nommer la voiture 126 ? Le mystère reste entier puisque depuis 1958 les F1 étaient nommées avec un diminutif regroupant cylindrée et nombres de cylindres : Dino 246 soit 2,4 litres 6 cylindres, 158 soit 1,5 litres 8 cylindres, 312 soit 3 litres 12 cylindres...Donc la F1 de la saison 1981 aurait du se nommer 156 Turbo et non 126...la lignée des Ferrari à moteur 1,5 litres 6 cylindres sera nommée 126 et 1981 à 1984, la dénomination 156 renaîtra en 1985 pour être oubliée ensuite, les noms des F1 perdront l'abréviation habituelle pendant de longues années avec parfois une résurgence inattendue. Pour sa première année la 126 CK souffrait d'un manque de mise au point et de réactions brutales du moteur, mais Gilles Villeneuve remportait le GP de Monaco mythique après de nombreuses sorties de route de ses adversaires, et le GP d'Espagne grâce à la puissance de sa voiture: instable en virage, la 126 CK allait trop vite en ligne droite pour être doublée ! 







FICHE TECHNIQUE : (modèle 126CK 1981)

Moteur :  turbocompressé       Type : 6 cylindres en V à 120°     Alésage/course : 81 mm x 48,4 mm      Cylindrée :  1496 cm3   
Puissance : 580 ch à 11000 tm    
Boîte de vitesse : 5 rapports
Longueur : 447 cm  Largeur : 210 cm Empattement : 272 cm    Voies AV/AR : 176 cm/162 cm  Poids à sec : 600 kg    Poids/puissance : 1,03 kg/ch



Selon mes recherches seul Looksmart a commercialisé un modèle 1/18 de la 126 CK, difficile à trouver, la version GP Replicas disponible pour 200 € environ à l'été 2020 complétera donc à ce moment là ma collection.




Le modèle GP Replicas devrait être livré au début de l'été 2020









Ferrari 126 C2 1982 /C2B 1983 : Succès et drames

En 1982 Ferrari reçoit le renfort de l'ingénieur anglais Harwey Postlethwaite et la 126 CK devient la C2 avec une carrosserie un peu plus compacte très affinée et un moteur plus souple bien que la puissance affichée par Ferrari soit inchangée. Mais le châssis n'est plus de construction "Forghieri" en aluminium, mais de conception anglaise mixant aluminium et nid d'abeille métal avec fibre de carbone et composites. La voiture apparaît très vite comme compétitive, mais la saison va être dramatique. Alors que beaucoup pronostiquaient un titre pour celui que les journalistes nommaient "le petit prince de la F1", Gilles Villeneuve...il se voit privé de la première victoire de la 126 C2 à Imola par son coéquipier Didier Pironi qui désobéit aux consignes de garder les positions et le double en vue de l'arrivée. Furieux le pilote québecois se brouille avec le français, et se tue lors des essais du grand prix suivant alors qu'il essayait d'être plus rapide que son désormais rival. Pironi gagne ensuite le GP des Pays Bas mais se blesse si grièvement aux essais du GP d'Allemagne qu'il ne conduira plus jamais en F1. C'est le pilote français Patrick Tambay, un ami proche de Villeneuve appelé en renfort, qui remporte l'épreuve mais malgré le retour d'Andretti pour aider la Scuderia en fin de saison le titre pilote est perdu, ce qui est peu par rapport au traumatisme de la mort du champion sans couronne Villeneuve...Compte tenu de nombreuses places d'honneur acquises par les quatre pilotes qui se sont succédé au volant de la 126 C2 Ferrari remporte quand même le titre constructeurs.
 







FICHE TECHNIQUE : (modèle 126C2 1982)

Moteur :  turbocompressé       Type : 6 cylindres en V à 120°     Alésage/course : 81 mm x 48,4 mm      Cylindrée :  1496 cm3   
Puissance : 580 ch à 11000 tm    
Boîte de vitesse : 5 rapports
Longueur : 433 cm  Largeur : 211 cm Empattement : 267 cm  Voies AV/AR : 179 cm/164 cm  Poids à sec : 595 kg Poids/puissance : 1,02 kg/ch



1983 voit l'interdiction des wing car et tous les constructeurs doivent revoir en urgence leur copie, en remplaçant l'effet de succion généré par les pontons et les jupes par des gros ailerons et de fait la ligne harmonieuse de la 126 C2 en est sérieusement affectée, l'arrière de la 126 C2 B construite à partir d'un châssis inchangé semble avoir été dessinée sur un coin de table un soir de beuverie ! L'équipe est composée de deux pilotes français, René Arnoux ayant rejoint Patrick Tambay.  Ce dernier gagne à Imola puis Arnoux va enchaîner trois victoires, s'étant partagés les points les deux pilotes ne sont que 3ème et 4ème au championnat, mais Ferrari remporte largement le championnat des marques !




FICHE TECHNIQUE : (modèle 126C2B 1983)monocoque aluminium carbone kevlar nid abeille <

Moteur :  turbocompressé       Type : 6 cylindres en V à 120°     Alésage/course : 81 mm x 48,4 mm      Cylindrée :  1496 cm3   
Puissance : 580 ch à 11000 tm    
Boîte de vitesse : 5 rapports
Longueur : 433 cm  Largeur : 211 cm Empattement : 267 cm   Voies AV/AR : 179 cm/164 cm   Poids à sec : 595 kg Poids/puissance : 1,02 kg/ch




La 126 C2 a été annoncée par Exoto - elle semble absolument introuvable - et nous ne possédons pas de détails sur ce modèle. BBR a commercialisé une version sans ouvrant sur la mécanique au tarif beaucoup trop élevé de 400 €. La GP Replicas disponible depuis fin 2019 pour 200 € environ fait preuve d'une belle fidélité aux lignes de la voiture. La version C2B de 1983 est promise par GP Replicas pour l'été 2020, la version Looksmart semble épuisée. 






126 C2 Modèle GP Replicas 1/18ème













Le modèle GP Replicas de la version C2B devrait être livré au début de l'été 2020





Ferrari 156-85 1985 : Espoir italien

Fin 1983 et début 1984 la 126 C2 est dérivée en versions C3 et C4 de même concept de base que la C2B mais le châssis coque est désormais en composites et fibres de carbone, l'aluminium est abandonné pour cette structure. Mais la saison 1984 n'est guère fructueuse avec une seule victoire pour Michele Alboreto, premier pilote italien à rejoindre la Scuderia  depuis le début des années '70 et la mort d'Ignacio Guinti lors d'une course d'endurance. Le modèle 1985 va développer un autre concept aérodynamique tout en reprenant un nim logique dans sa numérotation (cela ne durera pas !). Il s'agit d'imiter les flancs resserrés "en bouteille de Coca" des McLaren qui ont écrasé la concurrence en 1984. La saison 1985 est réconfortante car Alboreto remporte deux victoires et que ses places d'honneur lui permettent de terminer 2ème du championnat...derrière l'imbattable McLaren d'Alain Prost. En 1986 la voiture est légèrement remaniée et atteint 850 ch mais perd sa numérotation 156 pour devenir F1 1986. Cela ne lui portera pas chance car elle ne remporte aucune course et Prost conquiert son second titre sur McLaren.






FICHE TECHNIQUE : (modèle 1985)

Moteur :  turbocompressé       Type : 6 cylindres en V à 120°     Alésage/course : 81 mm x 48,3 mm      Cylindrée :  1496 cm3   
Puissance : 780 ch à 11000 tm    
Boîte de vitesse : 5 rapports
Longueur : 429 cm Largeur : 214 cm Empattement : 276 cm  Voies AV/AR : 180 cm/166 cm  Poids à sec : 548 kg  Poids/puissance : 0,7 kg/ch






Comme pour les autres Ferrari F1 des années '80, le modèle GP Replica est promis pour l'été 2020.






Ferrari F1 87/88 1988 : Changement d'angle

Pour affiner plus l'arrière de la coque développée pour la F1 86 il faut disposer d'un moteur plus étroit que le V6 120°, Ferrari engage l'ingénieur de Renault Jean-Jaques His qui a conçu le moteur de la marque française comme un V6 à 90°, moteur performant bien que n'ayant jamais réussi à accrocher le moindre titre, afin de s'en s'inspirer. Le nouveau V6 Ferrari à 90° ressemble au Renault jusque que dans le dessin des couvre culasses et avec une pression de turbos de 4 bars il va développer 880 ch en 1987, saison qui se solde par les victoires du nouveau pilote autrichien de la Scuderia, Gerhard Berger, au cours des deux dernières courses de l'année. Voici qui marque les esprits, mais le titre est pour Williams Honda depuis longtemps. La saison 1988 est la dernière pour les moteurs compressés avant la nouvelle réglementation 1989 qui n'autorise que les moteurs atmosphériques. Le modèle 1988 perd de la puissance avec une pression limitée à 2,5 bars et Berger va réussir à terminer troisième du championnat avec de nombreuses places d'honneur et une seule victoire, mais combien populaire sur les terres de Ferrari, puisqu'il s'agit du GP d'Italie. Alboreto ne sera que 5ème au classement pilote, sans victoire cette année là et il va entrer en disgrâce.



 





FICHE TECHNIQUE : (modèle F1 87/88)monocoque carbone kevlar nid abeille <

Moteur :  turbocompressé       Type : 6 cylindres en V à 90°     Alésage/course : 81 mm x 48,4 mm      Cylindrée :  1496 cm3   
Puissance : 620 ch à 12000 tm    
Boîte de vitesse : 6 rapports
Longueur : 428 cm Largeur : 212 cm    Empattement : 280 cm    Voies AV/AR : 179 cm/167 cm  Poids à sec : 542 kg  Poids/puissance : 0,87 kg/ch



La F1 87/88 a été reproduite en résine par GP Replicas et par Looksmart avec de légères différences, la Looksmart est légèrement plus onéreuse mais les antennes sur l'avant de la voiture semblent plus fidèles aux photos prises pendant le GP d'Italie.



La version GP Replicas











F1 87/88 Modèle Looksmart 1/18ème

 

















Ferrari 641 1990 : La ligne Barnard

En 1989 la réglementation change, les moteurs turbocompressés sont interdits et la cylindrée maximale des moteurs atmosphériques est fixée à 3500 cm3. C'est le moment d'une révolution pour Ferrari alors que l'usine est endeuillée par le décès du Commendatore, Forghieri a quitté les commandes fin 1987 et l'ingénieur anglais de McLaren, John Barnard, est recruté pour développer un tout nouveau concept. Avec une voiture très profilée à coque carbone kevlar dont les pontons arrivent au niveau des roues avant et un V12 étroit, conçu par Jean Jacques His avec un angle de 65° (comme le V6 Dino d'origine !) mais dotée d'une culasse à 5 soupapes par cylindre, la 640 de la saison 1989 surprend d'autant plus que la boîte de vitesses est automatique, ce qui sera vite interdit pour le pouvoir sportif. Alboreto écarté pour manque de réussite a été remplacé par le bouillant pilote anglais Nigel Mansell qui va remporter deux courses alors que Berger a une victoire. Pour 1990 la voiture est remaniée avec une carrosserie plus fine mais la grande affaire est le recrutement d'Alain Prost, triple champion du monde sur McLaren qui a remporté le titre 1989 pour "un cheveu" après un accrochage avec son coéquipier Ayrton Senna à Suzuka lors du GP du Japon. Un quatrième titre semble possible car le 641 va remporter six victoires en quinze courses, cinq pour Prost et une pour Mansell, et Senna en a marqué cinq également sur McLaren. Mais lors de la dernière course à Suzuka il dispose assez d'avance sur Prost pour jouer le double abandon dès le départ en percutant la Ferrari ce qui fait que les deux monoplaces sont hors service. Il ne reconnaîtra que bien plus tard que l'accrochage était volontaire. La revanche devrait être pour 1991 mais un ressort semble cassé dans la mécanique Ferrari d'autant que le génial Barnard est parti, les modèles 642 et 643 de cette année là ne remportent aucune victoire et Prost est licencié par la Scuderia avant la dernière course. Une ère de doute va s'ouvrir qui ne prendra fin que dix ans après avec le sacre de Michael Schumacher, mais c'est une autre histoire...  




FICHE TECHNIQUE : (modèle 641/2 1990)

Moteur :  atmosphérique       Type : 12 cylindres en V à 65°     Alésage/course : 84 mm x 52,6 mm      Cylindrée :  3498 cm3   
Puissance : 680 ch à 12750 tm    
Boîte de vitesse : 7 rapports
Empattement : 285 cm  Longueur : 446 cm    Largeur 213 cm  Voies AV/AR : 180 cm/167 cm cm  Poids à sec : 503 kg  Poids/puissance : 0,7 kg/ch




La voiture d'Alain Prost est représentée par un modèle GP Replicas sorti en 2020 à un tarif de 209 €, mais celle de Nigel Mansell découvre toute sa mécanique, c'est une Exoto que j'ai eu la chance d'acquérir d'occasion "état neuf" pour 300 € car elle n'avait plus son emballage d'origine. Il est vrai que pour certains collectionneurs fétichistes, une maquette sans boîte et certificat numéroté n'a plus aucune valeur, quant à moi je veux voir mes voitures en vitrine et je me débarrasse tout de suite des boîtes car je n'achète pas pour revendre plus cher quand le modèle est épuisé, comme il est évident que certains le font sur les sites de vente en ligne, il est fréquent d'ailleurs que certains spéculateurs n'attendent pas l'épuisement de la série, sur Ebay on trouve des 641 GP Replicas récentes à plus de 300 € en provenance du Royaume uni, alors qu'elles sont encore en vente en France et en Allemagne autour de 200 € !






641/2 F1 Modèle GP Replicas 1/18ème

















641/2 F1 Modèle Exoto 1/18ème











9 mai 2020
Bonnes adresses :
CMC : cmc-modelcarshop.de
Exoto : exoto.com
Little Bolide : littlebolide.com


FIN

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